On parle de nous ! ... Par ESTIMEO

 

Retour sur la Conférence du Club des Jeunes Dirigeants Financiers

& Centre des Professions Financières

 

Mercredi 25 avril, une conférence organisée par le Club des Jeunes Dirigeants Financiers s'est tenu à Ionis361 sur le thème : Liberté, Egalité, Fraternité et Capital Venture.

Un moment pour faire le point avec plusieurs intervenants autour d'une table ronde dont Florian Bercault était le médiateur.

 

Quel est le constat?

 

La soirée a été ouverte par  Frédérique Clavel qui s'interroge sur l'expression même du Capital Venture : anglicisme masculinisé pour un univers encore à majorité masculine.

"Ne devrions-nous pas plutôt parler de Capital Aventure? Les esprits ont basculé en France en faveur de l'entrepreneuriat, profitons-en !" 4 lignes de forces sont dessinées par Frédérique Clavel : féminiser l'économie, accompagner les entrepreneurs à long terme, combler les trous et encourager les grandes entreprises à s'intéresser au monde des startups.

 

S'en est suivie une de la table ronde avec Julien-David Nitlech d'Iris Capital, Samantha Jerusalmy d'Elaia Partners et Benoist Grossmann d'Idinvest.

 

Première question sur la vision de l'écosystème startup en France.

En France, on ne peut pas parler de Startup Nation, cette expression est aujourd'hui réservée à Israël. La France reste un pays très industriel qui suit une politique assez Colbertiste, peut-être nous faudrait-il trouver un autre terme? En France, nous sommes en train de prendre le virage du digital et des nouvelles technologies. Ceci amène une nouvelle génération d'entrepreneurs avec une vision, une organisation et des moyens différents des anciennes générations.

 

Vient ensuite une interrogation sur l'évolution possible des chiffres dans le Venture Capital.

L'un des premier problème abordé est celui des "exits" où les grands groupes ne jouent pas forcément le jeu du rachat, ou à des valorisations très faibles. Ensuite, vient souvent la peur du retournement ou de l'éclatement d'une bulle technologique comme la Bulle Internet des années 2000. Mais nous ne serions pas dans ce cas de figurer d'après nos intervenants. Enfin, le sujet de la sur-valorisation des startups est amorçage et série A pose la question de la performance à long terme des VC.

 

Qu'en est-il de la disruption du métier des fonds d'investissements?

Les intervenants ne sont pas inquiets à ce sujet : de nombreuses évolutions sont en cours mais il n'y pas de véritable révolution sur le business model de ces fonds. Comme exemples cités, nous pouvons reprendre celui du "Venture Capital as a Platform",  des Startup Studios ou encore le boom des ICOs.

 

Pour la dernières partie de cette table ronde, des questions d'éthique et de création de valeur.

Les fonds d'investissements doivent d'une certaine manière attirer les entrepreneurs à se faire financer par eux. Or la compétition est de plus en plus importante, les fonds doivent entrer dans un cercle vertueux : financer de bons projets qui connaîtront une bonne sortie pour avoir une renommée et attirer naturellement de nouveaux projets. De l'autre côté, les fonds respectent une éthique et financent les projets qui vont dans le bon sens sociétalement. Comme personne ne peut prédire le futur, on ne peut néanmoins pas prévoir le développement d'une technologie ou si un projet sera sociétalement acceptable dans 20 ans. Tout est donc question de choix et modélisation de l'avenir...

 

Thématique :