Accueil » Magazine » N°5 - Comment s'adapter aux défis démographiques, technologiques et réglementaires de demain ? - Janvier 2015

Intervenant d'honneur : Michel PEBEREAU, Président du Centre des Professions Financières

 

Dans ce numéro, nos auteurs se penchent sur le rôle de la finance mondialisée face aux défis démographiques, technologiques et règlementaires. 

Ce sont les ferments d’une refondation sociale qui, pays par pays, avec une nouvelle réflexion sur l’emploi bouscule les façons de penser et les  cadres réglementaires.

 

Trois cahiers nourrissent ce magazine. Ils s’inscrivent dans la ligne du message de notre Président, Michel Pébereau, et de son attachement à l’École Française d’Économie, ils accompagnent les travaux de notre 9ème Convention des Professions Financières qui se déroulera le 29 janvier prochain au cinéma Gaumont Aquaboulevard – 8/16 rue du colonel Pierre Avia, 75015 Paris.

 



L’Innovation et la Confiance

 

 

Jean-Pierre MAUREAU, Directeur Associé d’AXOS, Président du Club des Investisseurs de Long Terme.

 

 


Le n°5 du Magazine du Centre des Professions financières se penche sur le rôle de la finance mondialisée face aux défis démographiques et technologiques. Ils sont les ferments d’une refondation sociale qui, pays par pays, avec une nouvelle réflexion sur l’emploi bouscule les façons de penser et les cadres réglementaires.


Trois cahiers nourrissent ce magazine. Ils s’inscrivent dans la ligne du message de notre Président, Michel Pébereau, et de son attachement à l’École Française d’Économie, ils accompagnent les travaux de notre convention.


La démographie a des incidences souvent difficiles à prendre en compte, elle influe sur le taux d’épargne et la consommation ainsi que sur l’équilibre des systèmes de retraite qui est un pilier du pacte social et un acteur historique du financement de long terme de l’économie. Ne doit-on pas s’interroger plus systématiquement sur ce que la démographie façonne dans d’autres pays, d’autres zones économiques et en tirer les conséquences ?


Les nouvelles technologies révolutionnent de nombreux domaines : la médecine et l’E. Santé, la communication, le commerce mais aussi la Banque et l’Assurance. Elles redéfinissent fondamentalement les territoires et les modes de consommation, elles développent des « usages » et font oublier parfois jusqu’au au goût de la propriété directe de certains biens. Quelles influences peuvent-elles avoir sur l’ensemble des métiers de la Finance et sur l’emploi de ces secteurs? Par ailleurs ne
doit-on pas s’interroger pour savoir si l’« Intelligence Économique » est suffisamment développée pour contrer une concurrence aux pratiques parfois létales.


Les réformes réglementaires et comptables mises en œuvre avant et après la crise des subprimes ont radicalement changé les pratiques des banques, limité leurs capacités de concours à l’économie et probablement aussi entrainé des concentrations autour d’établissements de plus en plus importants. Permettent-elles pour autant à d’autres acteurs d’assurer le rôle de preneurs de risques, de financeurs à long terme nécessaire à l’Économie ? Les caisses de retraite, avec des engagements de passifs structurellement longs, seraient de bons candidats si elles pouvaient retrouver leurs équilibres financiers. Les assureurs, (solvabilité II et volatilité 1 an) obligent, ont peu de place pour les actions dans leurs provisions techniques. Ils sont, par ailleurs, bloqués par les taux très bas, dans une configuration inédite. Les entreprises dont, globalement, les marges sont faibles, ont peu d’incitations à investir. Les plus grosses d’entres elles, avec de l’argent bon marché, ont souvent la seule tentation de racheter leurs propres titres ou de prendre le contrôle de concurrents plus petits n’ayant pas leurs ressources de crédit. Les particuliers, cibles du crowdfunding, n’investissent maintenant qu’une très faible part de leur épargne dans des sociétés cotées dont la qualité des comptes est pourtant maintenant à un très bon standard. Est ce que les difficultés de l’analyse financière indépendante en sont la seule explication ?


Le ralentissement de l’activité économique, la crainte de la déflation, la baisse du prix du pétrole, la démondialisation assombrissent la toile de fond que nous connaissions et masquent encore une grande partie des perspectives. De nombreux auteurs nous donnent ici leur analyse, nous livrent leurs réponses, le Centre les en remercie vivement.

 

 

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