N°6 - La paroles aux Entreprises - Juin 2015

Intervenant d'honneur : François ASSELIN, Président de la CGPME

 

Dans ce numéro, nos auteurs expriment leur point de vue et leurs attentes vis-à-vis de leurs partenaires bancaires.

 

Dans son numéro 6, le Magazine donne la parole à des entrepreneurs, à des responsables d'entreprises. Pour eux, le rôle traditionnel des banques est encore central, elles restent les interlocuteurs privilégiés. Elles connaissent intimement leurs métiers, leurs marchés, leurs contraintes ainsi que, souvent, leurs clients et leurs fournisseurs. Elles mesurent précisément l'évolution de leur trésorerie et sont susceptibles de les aider à financer leurs projets. Toutefois, elles supportent des contraintes alourdies et leur rôle est appelé à s'effacer au profit de nouveaux acteurs non régulés. De plus, l'évolution des techniques et des usages fait muter l'ensemble du système.

 


 

La Parole aux Entreprises



 

Jean-Pierre MAUREAU, Directeur Associé d’AXOS, Président du Club des Investisseurs de Long Terme.

 

 

Les temps changent, les entreprises sont à nouveau reconnues comme les premiers moteurs de l’économie. Avec qui et avec quels outils entendent-elles assurer les partenariats financiers de leurs développements ?


Dans son n°6, le Magazine donne la parole à des entrepreneurs, à des responsables d’entreprises. Pour eux, le rôle traditionnel des banques est encore central, elles restent les interlocuteurs privilégiés. Elles connaissent intimement leurs métiers, leurs marchés, leurs contraintes ainsi que, souvent, leurs clients et leurs fournisseurs. Elles mesurent précisément l’évolution de leur trésorerie et sont susceptibles de les aider à financer leurs projets. Toutefois, elles supportent des contraintes alourdies et leur rôle est appelé à s’effacer au profit de nouveaux acteurs non régulés. De plus, l’évolution des techniques et des usages fait muter l’ensemble du système.


Dans de nombreux secteurs, les entreprises montrent des caractéristiques nouvelles. Les innovations sont de puissants carburants de leur croissance : de l’agriculture en passant par la silver économie jusqu’aux secteurs pure 3.0 de la nouvelle économie ; le spectre est large et les entreprises deviennent attentives à des interlocuteurs qui parlent leur langage et qui leur semblent plus disponibles et moins intrusifs.


Pour celles qui subissent, parfois sévèrement, l’allongement des délais de recouvrement de leurs créances, et celles dont les relations avec leurs partenaires financiers se compliquent, le recours à la Médiation Interentreprises ou à la Médiation du Crédit permet de retrouver une confiance nécessaire à leurs projets et, in fine, à l’emploi. Dans un contexte réglementaire évolutif et encore trop touffu, paradoxalement, la médiation est envisagée plus naturellement.


Les entreprises qui démarrent leur activité ont, comme toujours, besoin de fonds propres. Celles que nous avons interrogées n’y font pas exception ; elles procèdent à des placements privés, des introductions en bourse avec des règles allégées (cf. Cahiers du Centre n°25 article AMF) et, avec de nouveaux intermédiaires, intéressent particuliers, fonds de gestion, institutionnels français et étrangers.


Les crédits titrisés, les émissions obligataires, les « loans » donnent à la dette des formes de moins en moins homogènes, leur analyse reste une affaire de spécialistes et leur gestion est l’apanage d’opérateurs avisés dont les qualités doivent être multiples. Suivre les flux de trésorerie et la qualité des projets des entreprises « exfiltrées » en partie du système bancaire est un métier qui nécessite connaissances et expertise. En Europe, de nombreuses autres initiatives, comme les « mini bonds » en Italie, stimulent les marchés. Devant ce foisonnement de « solutions », un vrai besoin de transparence, de lisibilité, de comparabilité apparaît.


Tirer les leçons de ces d’expériences et imaginer le rôle que pourrait venir jouer les FINTECH et les GAFA dans les financements est prématuré. La « disruption » qui touche maintenant des secteurs de plus en plus nombreux, peut-elle concerner rapidement le monde du crédit et de la banque ?


Sur ce sujet, là aussi, les entreprises veulent faire valoir leur point de vue.

 

 

Retour aux Magazines des Professions Financières

Télécharger ce numéro: